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capineo.

Ce que j'ai compris de la bourse après 3 ans dedans

Publié le 31 juillet 2026 · 3 min de lecture

En bref

Adolescent, je voulais être le prochain loup de Wall Street ; il y a trois ans, je ne savais pas ce qu'était une action. Ce que j'ai compris depuis tient en quelques idées simples — et la plus importante est que le court terme n'est que spéculation.

  • 1/10

    un studio de l’immeuble — ce qu’est une action

  • 2

    façons de gagner : dividende et plus-value

  • −38 %

    la ligne gardée à l’écran, plus-value latente

Quand j’étais jeune, je voulais devenir trader — le prochain loup de Wall Street. Je ne comprenais rien à la bourse ; elle rimait avec « argent », et ça me suffisait. Puis j’ai commencé à investir pour de vrai, en août 2023, sans en savoir beaucoup plus. Voici ce que j’expliquerais aujourd’hui au Romain de l’époque — les bases, mais telles qu’on les comprend après les avoir pratiquées.

Une action, c’est un studio dans un immeuble

Une action est une part du capital d’une entreprise. L’image qui m’a tout débloqué : un immeuble de dix studios. Achetez un studio, vous voilà copropriétaire de l’immeuble à hauteur de 10 %. Une action, c’est exactement ça — vous détenez un morceau de l’entreprise, aux côtés de tous les autres actionnaires. Ce n’est pas un ticket de loterie ni une ligne abstraite sur une application : c’est un titre de propriété.

Les obligations, l’autre grande famille, inversent le rôle : au lieu d’être copropriétaire, vous êtes prêteur. L’entreprise vous verse des intérêts (le « coupon ») puis vous rembourse. Moins spectaculaire, plus régulier — et un monde que je connais moins, parce que ce n’est pas là que je fais travailler mon argent.

Le marché n’est qu’un marché

La bourse est littéralement un marché : un lieu d’échange, comme celui des fruits et légumes, sauf que les étals vendent des parts d’entreprises. Et les prix s’y forment de la même façon : par l’offre et la demande. Plus d’acheteurs que de vendeurs, le cours monte ; l’inverse, il baisse. Il n’y a pas de « vraie » valeur affichée quelque part que le marché révélerait — il n’y a que des gens qui achètent et qui vendent, et leurs croyances.

C’est pour ça que le court terme n’est que spéculation : prédire le cours de demain, c’est prédire la psychologie de millions d’inconnus. Sur le temps long, en revanche, les cours finissent par refléter quelque chose de plus solide — la croissance économique et la capacité des entreprises à créer de la valeur. Toute ma stratégie tient dans cette asymétrie : illisible à court terme, lisible à long terme.

Les deux seules façons de gagner

Les dividendes : l’entreprise bénéficiaire peut reverser une partie de ses gains à ses actionnaires. Ce n’est ni obligatoire, ni magique — le montant versé se détache du cours de l’action.

La plus-value : acheter à 100, voir le titre valoir 120, gagner 20 — mais seulement le jour où l’on vend. Tant qu’on détient, la plus-value est latente : un chiffre sur un écran, qui peut grossir ou fondre. C’est la distinction la plus importante à intégrer quand on débute, et c’est pour la rendre concrète que je publie mon portefeuille réel, plus-values latentes et pertes comprises — dont une ligne à −38 % qui illustre le concept mieux qu’aucune définition.

Pourquoi je ne suis pas devenu trader

Parier sur la hausse ou la baisse d’un titre, c’est un métier — un vrai, avec des professionnels équipés pour ça, et même eux se trompent constamment, parce que la performance d’une entreprise dépend d’innombrables facteurs internes et externes que personne ne maîtrise. En tant que particulier, jouer à ce jeu-là, c’est fournir la contrepartie des gens mieux armés que soi.

Ce que j’ai retenu de trois ans de pratique va à l’inverse du fantasme de départ : détenir des actions en direct, pourquoi pas, sur des entreprises qu’on comprend — mais en gardant l’essentiel sur des supports larges, diversifiés et ennuyeux, achetés régulièrement, pour longtemps. La version concrète de cette stratégie est expliquée dans ce qu’il faut comprendre des ETF avant d’investir — et son résultat, chiffré, dans le portefeuille que je mets à jour chaque mois.

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