Meilleur PEA : le comparatif par taille d’ordre, frais réels compris
Publié le 5 août 2026 · mis à jour le 21 octobre 2026 · vérifié le 12 septembre 2026 · 14 min de lecture
Il n’y a pas de meilleur PEA dans l’absolu : il y a un meilleur PEA par taille d’ordre. Et sur les petits ordres, la loi a déjà tranché à votre place — les frais de transaction d’un PEA sont plafonnés à 0,5 %, ce qui écrase la plupart des écarts de grille. À 300 € par mois, Fortuneo (premier ordre gratuit) et Bourse Direct (0,99 €) passent sous ce plafond. Sur un plan programmé, Trade Republic est à 0 €. Et hors PEA, là où aucun plafond ne joue, le tarif qui a l’air le moins cher — 1 € fixe — est le plus cher de tous sur un petit ordre : 1 € sur 34 €, c’est 2,91 %. Je l’ai payé, sur mon compte-titres Trade Republic. ⚠️ Depuis le 5 octobre 2026, BoursoBank ne facture plus le courtage à l’achat sur les ETF Amundi éligibles PEA (0,00 € sur mon propre ordre ce jour-là) et annonce un minimum d’ordre abaissé de 200 à 100 € : la ligne BoursoBank du tableau décrit encore la grille d’avant.
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0 €
Fortuneo · 1ᵉʳ ordre du mois ≤ 500 €
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0,99 €
Bourse Direct, sur un ordre de 300 €
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0,50 %
le plafond légal par ordre en ligne — et mon taux réel
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2,91 %
le « 1 € fixe » sur 34 €, sur mon compte-titres
Sur cette page (7)
Tous les comparatifs de PEA classent les courtiers. Aucun ne commence par la seule question qui décide du classement : combien mettez-vous par ordre ?
Un tarif de courtage n’est pas un prix, c’est une courbe. Un forfait fixe de 1 € est imbattable sur un ordre de 2 000 € et ruineux sur un ordre de 50 €. Un pourcentage sans minimum est l’inverse. Le « meilleur PEA » change donc de nom selon votre versement mensuel — et c’est pour ça que cette page est organisée par taille d’ordre, pas par courtier.
Ce que je peux apporter de plus qu’un comparatif : mes propres relevés. Je n’ai pas testé six PEA — j’en ai un, et je publie ce qu’il me coûte réellement, avis d’opéré par avis d’opéré. Ce qu’il contient aujourd’hui, ligne par ligne et pertes comprises, est sur la page du portefeuille réel.
Une précision avant le tableau : cette page suppose la question de l’enveloppe déjà tranchée. Si vous hésitez encore entre PEA et compte-titres, commencez par là — l’écart entre 31,4 % et 18,6 % d’imposition (taux 2026) pèse plus lourd que n’importe quelle ligne de frais qui suit. J’ai ouvert les deux, puis fermé mon compte-titres au bout d’un peu plus de deux ans.
Mise à jour du 12 septembre 2026 — BoursoBank change de partenaire ETF
Un spectateur a posé la question sous la vidéo le jour de sa sortie, et elle tombe juste : l’annonce est arrivée après le tournage. Au 5 octobre 2026, BoursoBank remplace son partenaire ETF sans frais de courtage et passe chez Amundi — plus de 275 ETF, dont 75 éligibles au PEA, à 0 € de courtage à l’achat. Dans le même mouvement, le minimum d’ordre passe de 200 € à 100 €.
Ce que ça change pour cette page, précisément :
- Ça ouvre une porte que je montre fermée plus bas. Aujourd’hui, un versement de 100 € par mois ne peut pas acheter un ETF en direct chez BoursoBank — le minimum est à 200 €. Au 5 octobre, il le pourra, et sans commission d’ordre. C’est le seul point de cette page que l’annonce renverse.
- Le 0 € est à l’achat SEULEMENT. La vente reste facturée au tarif courant. Un frais qui disparaît d’un côté du trajet n’a pas disparu.
- L’automatisation ne bouge pas. Le plan d’épargne programmé de BoursoBank reste investi sur ses fonds maison à 0,59 % par an, pas sur ces ETF. Le 0 € s’obtient sur un ordre que vous passez vous-même. La section « peut-on automatiser » plus bas reste donc vraie mot pour mot.
Le tableau ci-dessous décrit les grilles en vigueur aujourd’hui. Je le remesure le 5 octobre, sur la brochure tarifaire et sur mes propres avis d’opéré — c’est la règle de cette page depuis sa publication, et c’est l’engagement que j’ai pris en répondant à ce commentaire.
Mise à jour du 21 octobre 2026. Le 5 octobre est passé, et le premier constat vient de mes avis d’opéré : ce jour-là, l’achat de 10 parts d’Amundi PEA Nasdaq-100, 1 110 €, m’a coûté 0,00 € de courtage, et mes deux ventes du même jour 1,32 € et 1,39 €, soit 0,5 % chacune (détail dans le bilan de septembre). La ligne BoursoBank du tableau, elle, décrit encore la grille d’avant le 5 octobre : elle n’a pas été remesurée sur la nouvelle brochure.
D’abord, ce que la loi vous garantit déjà
Avant de comparer quoi que ce soit : depuis juillet 2020, un décret plafonne les frais du PEA (article D221-111-1 du Code monétaire et financier). Les frais de transaction ne peuvent pas dépasser 0,5 % du montant de l’ordre quand il est passé en ligne — 1,2 % autrement. Le texte dit « ne peuvent excéder », et il s’agit d’un pourcentage pur : pas de forfait minimum, pas de frais fixe autorisé au-dessus de ce plafond.
Trois conséquences, et elles changent la lecture de tout le tableau qui suit :
- Sur les petits ordres, presque tous les courtiers facturent la même chose. Un ordre de 100 € coûte 0,50 € chez la plupart — non pas parce qu’ils s’alignent, mais parce qu’ils butent sur le même plafond.
- Un minimum de perception ne s’applique pas. Saxo affiche « 0,08 %, minimum 2 € » : sur un ordre de 100 €, ces 2 € représenteraient 2 %, quatre fois le plafond. C’est 0,50 € qui s’applique — et Saxo l’écrit lui-même dans sa brochure, « dans la limite du maximum légal autorisé pour les PEA ».
- Le plafond ne joue que dans un PEA. Hors PEA, sur un compte-titres, les commissions minimales de 5 à 12 € s’appliquent : l’AMF mesure, en banque de réseau, 5,58 % sur un ordre de 100 € en compte-titres, contre 0,49 % en PEA (2,59 % chez les courtiers en ligne). Onze fois plus cher, pour le même ordre.
Le même décret plafonne aussi les droits de garde à 0,4 % par an, les frais d’ouverture à 10 € et le transfert sortant à 15 € par ligne, dans la limite de 150 €. Ce dernier montant est identique partout : ce n’est pas une politique commerciale, c’est la loi recopiée.
Ce que ça implique pour votre choix : si vous investissez quelques centaines d’euros par mois, l’écart entre le courtier le plus cher et le moins cher de ce tableau se compte en dizaines d’euros sur dix ans. Les vraies différences sont ailleurs — elles sont plus bas sur cette page.
Ce que je paie vraiment, mesuré sur mes avis d’opéré
Mon PEA est chez BoursoBank (ex-Boursorama). Sur les sept ordres de ma première année, la commission mesurée est de 0,50 % du montant — de 0,499 % à 0,504 % selon l’ordre. Concrètement : un ordre de 103 € m’a coûté 0,52 €. Ce n’est pas une commission proportionnelle par nature : la grille affiche un forfait de 1,99 € jusqu’à 500 €, et c’est le plafond légal de 0,5 % qui le ramène à 0,50 % sur mes petits ordres (en dessous de 398 €). Au-dessus, le forfait s’applique tel quel.
À côté, j’ai eu un compte-titres chez Trade Republic, au forfait « 1 € par ordre ». Sur un ordre de 34 € — une part d’ETF or, en août 2023 —, ce forfait fait 2,91 % — près de six fois mon taux PEA. Hors PEA, aucun plafond ne vient le ramener à 0,5 %. C’est la leçon de cette page : 1 €, ça ne ressemble pas à un frais. C’est pourtant le plus gros que j’aie payé en proportion. Le calendrier de ces versements — quatre mois sur douze — est dans le calendrier réel de ma première année de DCA.
Le comparatif par taille d’ordre
Grilles relevées sur les brochures tarifaires officielles de chaque établissement, avec leur date d’entrée en vigueur, et recoupées avec les tarifs moyens publiés par l’AMF ; ma propre grille vérifiée sur mes avis d’opéré. Aucun comparateur tiers n’a servi de source. Les tarifs évoluent — la date de mise à jour est en tête de page, et ce qui a été relu ou a changé depuis est signalé sous le tableau.
| Frais sur un ordre de… | 100 € | 300 € | 500 € | 1 000 € | 2 500 € |
|---|---|---|---|---|---|
| Fortuneo (1er ordre du mois ≤ 500 €) | 0 € | 0 € | 0 € | 3,50 € | 8,75 € |
| Bourse Direct | 0,50 € | 0,99 € | 0,99 € | 1,90 € | 3,80 € |
| Trade Republic (ordre ponctuel, 1 € affiché) | ≤ 0,50 €¹ | 1,00 € | 1,00 € | 1,00 € | 1,00 € |
| Trade Republic (plan programmé) | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| BoursoBank (profil Découverte, ma grille mesurée) | 0,50 € | 1,50 € | 1,99 € | 5,00 € | 12,50 € |
| Saxo (0,08 %, min. 2 €) | 0,50 € | 1,50 € | 2,00 € | 2,00 € | 2,00 € |
| XTB (0 % jusqu’à 100 k€/mois) | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
¹ La grille publique de Trade Republic, relue le 21 octobre 2026, affiche « 1 € » de frais fixe par ordre (2 € avec Direct Price) et la gratuité des plans d’épargne. Sur un PEA, la loi plafonne les frais d’un ordre passé en ligne à 0,5 % de son montant (article D221-111-1 du Code monétaire et financier) : 0,50 € au plus sur un ordre de 100 €. La grille publique ne dit pas comment Trade Republic applique ce plafond — la case donne la limite légale, pas un frais que j’ai observé. À partir de 200 €, le forfait de 1 € est sous le plafond et s’applique tel quel. La ligne BoursoBank décrit la grille d’avant le 5 octobre 2026.
Trois lectures de ce tableau :
- Jusqu’à 500 € par mois en un ordre, Fortuneo est gratuit (formule Starter, premier ordre mensuel) et Bourse Direct coûte moins d’un euro. C’est la zone de la plupart des DCA — et celle où les écarts en pourcentage sont les plus violents.
- Au-delà de 1 000 € par ordre, les forfaits gagnent : Trade Republic à 1 €, Saxo à 2 €, Bourse Direct à 0,09 % au-delà de 4 400 €.
- En plan programmé automatique, Trade Republic est à 0 € sur les titres éligibles, et Bourse Direct propose 0 € sur une sélection d’ETF. C’est l’option la plus proche du « je verse et je n’y pense plus ».
Les pièges que le tableau ne montre pas
Le 0 € a toujours une contrepartie. Chez XTB, le PEA ne peut pas recevoir de transfert entrant — vous ne pourrez pas y rapatrier un ancien PEA — et la conversion de devise coûte 0,5 %. Chez Trade Republic, le 0 € ne vaut que sur le plan programmé : l’ordre ponctuel repasse à 1 € affiché — redoutable sur les petits montants d’un compte-titres, où rien ne le plafonne ; sur un PEA, la loi le limite à 0,5 % de l’ordre. Un courtier gratuit se paie ailleurs ; la seule question est de savoir si « ailleurs » vous concerne.
Le taux affiché n’est pas le taux payé. Ma grille BoursoBank affiche plusieurs profils tarifaires ; ce que je paie réellement, je ne l’ai su qu’en divisant les frais de mes avis d’opéré par leurs montants. C’est un calcul de trente secondes que presque personne ne fait — et c’est le seul chiffre qui compte.
Les droits de garde ont disparu — chez les courtiers en ligne. Tous ceux du tableau sont à 0 €. Les banques de réseau, elles, les facturent encore, et au maximum de ce que la loi autorise : le Crédit Agricole d’Île-de-France applique 0,20 % par semestre, soit 0,40 % par an — exactement le plafond légal. Sur un portefeuille de 23 000 €, cela fait 92 € par an sans passer un seul ordre, quand trois années de courtage sur mon PEA m’ont coûté environ une centaine d’euros au total — dont 51,66 € pour le seul mois de mars 2025. ⚠️ Le Crédit Agricole compte 39 caisses régionales autonomes : entre deux d’entre elles, j’ai relevé 158 € d’écart annuel sur le seul plafond de droits de garde. Il n’existe pas de « tarif du Crédit Agricole ».
Peut-on automatiser, oui ou non ? C’est la question la plus utile de la page, et aucune grille tarifaire n’y répond. Pour mettre en place un investissement programmé sur un ETF coté à l’intérieur d’un PEA, il n’y a que deux options : Bourse Direct (sélection d’ETF à 0 € de courtage) et Trade Republic (exécution des plans d’épargne gratuite). Saxo l’écrit noir sur blanc : sa solution « n’est pas utilisable dans le cadre de votre PEA ». Chez Fortuneo, seul le virement d’espèces s’automatise — l’ordre reste manuel. Si vous savez que vous oublierez de passer l’ordre, ce critère pèse plus lourd que deux euros de courtage.
« Sans commission » ne veut pas dire « sans frais ». BoursoBank propose un plan d’épargne à partir de 10 € par mois, sans commission d’ordre. Mais ce qu’on achète n’est pas un ETF : ce sont huit fonds maison qui, comme la banque l’écrit elle-même, ont « pour seul et unique objectif d’investir dans un ETF » — et qui prélèvent 0,59 % de frais de gestion par an, contre 0,33 % pour un ETF actions moyen. L’achat de l’ETF en direct, lui, exigeait 200 € minimum par ordre avant le 5 octobre 2026 : un versement de 100 € par mois ne pouvait pas y accéder. ⚠️ C’est ce point que le changement du 5 octobre 2026 renverse : le minimum annoncé tombe à 100 € et 75 ETF Amundi éligibles PEA passent à 0 € de courtage à l’achat. La distinction, elle, ne bouge pas : ces 0 € valent sur un ordre que vous passez, quand le plan d’épargne automatique reste sur les fonds maison à 0,59 %.
Le plus gros frais n’est pas celui du courtier. Votre ETF prélève ses propres frais annuels — 0,33 % en moyenne pour un ETF actions, mesuré par l’AMF — et il les prélève sur tout votre capital, pas sur ce que vous versez. Sur dix ans à 100 € par mois, cela représente environ 200 €, contre 60 € de courtage. Trois fois plus. Choisir un ETF à 0,15 % plutôt qu’à 0,50 % rapporte donc davantage que de changer de courtier — et si vous comparez à un fonds d’actions classique, l’AMF mesure 1,32 % de frais annuels moyens (toutes catégories confondues), quatre fois un ETF.
Vos titres ne sont pas garantis au même niveau partout. Si votre courtier fait faillite, le montant garanti dépend de son pays. BoursoBank, Fortuneo et Bourse Direct sont français : 70 000 € de garantie des titres. Saxo est une succursale danoise (20 000 € sur les titres selon le régime danois — 100 000 € sur les espèces ; Saxo affiche encore, de son côté, une adhésion au FGDR français), XTB une succursale polonaise (environ 20 000 €), Trade Republic une succursale allemande (même ordre de grandeur). Pour les mêmes titres, la couverture varie du simple au triple et demi — et aucun courtier ne le met en avant.
Comment choisir, en trois questions
- Quel est votre ordre type ? Montant versé ÷ nombre d’ordres par mois. C’est la ligne du tableau qui vous concerne — ignorez les autres.
- Ordre manuel ou programmé ? Si vous savez que vous oublierez de passer l’ordre, le plan programmé à 0 € bat le meilleur tarif manuel — j’ai mesuré sur mon propre portefeuille ce que coûte l’irrégularité, et ce n’était pas les frais.
- Avez-vous déjà un PEA ? L’antériorité fiscale se transfère, elle ne se recrée pas. Un transfert coûte des frais mais conserve la date d’ouverture ; vérifiez que le courtier d’arrivée accepte les transferts entrants avant de vous décider.
Je ne peux pas vous dire lequel ouvrir — ça dépend de votre situation, et ce n’est pas mon métier. Ce que je peux vous dire : le mien me coûtait 0,50 % par ordre — et depuis le 5 octobre 2026, 0 € à l’achat sur les ETF Amundi éligibles, toujours 0,5 % à la vente —, je le sais parce que je l’ai mesuré, et la méthode pour mesurer le vôtre tient dans un tableur.
Et si vous ne devez retenir qu’une chose de cette page : sur un petit versement mensuel, le choix du courtier ne changera presque rien — la loi s’en est déjà chargée. Ce qui change quelque chose, c’est de pouvoir automatiser, de ne pas buter sur un minimum d’ordre, d’échapper aux droits de garde d’une banque de réseau, et surtout de regarder les frais de ce que vous achetez : ils pèsent trois fois le courtage.
Le courtier réglé, reste la question d’après — que mettre dedans. Les ETF éligibles au PEA, leurs frais annuels et l’erreur qui m’a coûté trois ans sont sur quel ETF PEA choisir.
Mesurez vos frais réels
C’est exactement l’objet de mon relevé honnête : une ligne par ordre, le montant, les frais payés, le taux réel. Le fichier que j’utilise est disponible ici : je reçois le relevé honnête.
C’est un outil que je développe moi-même : ce n’est pas un lien affilié, et vous pouvez refaire — ou contredire — chacun de mes chiffres avec. Comment il se situe face aux autres →