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Bourse, ETF & PEA

Où placer son argent en actions quand on part de zéro : enveloppes, ETF, courtiers, frais.

Mon expérience

Mon portefeuille réel, pertes comprises

Ma plus belle performance est +92 %. Elle porte sur 242 €. Ma ligne S&P 500, à +26,2 % — trois fois plus modeste — a rapporté 3 224 €, vingt-huit fois plus : tout ce qu’une capture d’écran de pourcentages vous cache.

Chaque mois
Mes bilans PEA, mois par mois

1 bilan publié, chiffres du relevé compris. Le dernier : Bilan de septembre 2026.

100 000 € avant 30 ans : la stratégie, sans martingale

Mon objectif : 100 000 € avant mes 30 ans. La stratégie tient en trois leviers dont aucun n’est secret : un niveau de vie qui n’augmente pas avec le salaire, un versement automatique en début de mois, et un package salarial réinvesti au lieu d’être dépensé.

Ce que j’ai compris de la bourse après 3 ans dedans

Adolescent, je voulais être le prochain loup de Wall Street ; il y a trois ans, je ne savais pas ce qu’était une action. Ce que j’ai compris depuis tient en quelques idées simples — et la plus importante est que le court terme n’est que spéculation.

À quoi ressemble un vrai DCA : mon calendrier réel, mois par mois

J’ai versé 4 mois sur 12, sur 9 supports et deux comptes ouverts la même semaine, avec 180 jours de silence au milieu. Mon désordre a fait +52,5 % contre +44,8 % pour le DCA propre que je voulais tenir — et ce n’est pas une méthode, c’est de la chance. Le seul poste qui m’a vraiment coûté, ce sont les frais : 0,50 % sur mon PEA, 2,91 % sur un ordre de 34 € ailleurs.

+800 € de budget par mois en 18 mois : le détail, ligne par ligne

En 18 mois, mon budget mensuel a gagné 800 € — sans supprimer Netflix ni compter les cafés. Le détail tient en trois leviers pris dans l’ordre inverse des conseils habituels : les charges structurelles (un déménagement qui ne rapporte que 12 € de cash… et double ma surface), la colonne revenus (salaire et locatif), puis les arbitrages. Tout est chiffré, pertes et nuances comprises.

J’ai cassé mon PEL pour investir : 18 jours contre 3 ans

45 % de trois ans de versements sur mon PEA sont partis en 18 jours de mars 2025 — pas parce que j’ai gagné plus, parce que j’ai enfin regardé le bon compte. Ces 8 900 € font +9,78 % seize mois plus tard, et +28,75 % si on retire une seule ligne. Le PEL n’a pas échoué : il a financé mon achat d’appartement. Ce qui dormait, c’était la part en trop — et un PEL ne se retire pas en partie, il se ferme.

Investir d’un coup ou petit à petit ? 236 périodes et mes 8 887 €

Sur 236 périodes de dix ans de MSCI World, investir d’un coup bat l’étalement 77,5 % du temps avec 23 % d’écart médian — mais ce chiffre compare surtout de l’argent investi à de l’argent qui ne l’est pas encore. À armes égales (étalement sur douze mois), le versement unique gagne encore deux fois sur trois, l’écart médian tombe à 3,7 %, et dans le pire cas il finit 33,5 % plus bas. Étaler n’est pas une stratégie de performance, c’est une assurance. Mes 8 887 € placés trois semaines avant le krach d’avril 2025 font +13,24 % dix-huit mois plus tard : ce n’est pas le timing qui m’a coûté, c’est une seule action achetée trois minutes avant un ETF.

Livret A et inflation : garanti, et perdant quand même

Mon Livret A rapporte 1,70 % et l’inflation est à 2,4 % : son rendement réel est de −0,68 % par an. Le solde ne baisse jamais — c’est ce qu’il achète qui rétrécit. En 2023, j’avais 6 600 € sur mes livrets ; j’en ai sorti environ 1 000 la première année pour alimenter un PEA, et j’ai gardé le reste, parce que c’était mon matelas de sécurité. Ce qui a changé deux ans plus tard, c’est son contenant : le LEP, à 2,5 %. Garder de l’argent sur un livret, oui ; y épargner pour dans dix ans, c’est ça qui coûte.

Mes 3 erreurs de débutant sur un PEA, ligne par ligne

Mon PEA affiche +3 472,16 € au bout de trois ans. Le résultat est bon et il ne prouve rien : sur cette période, le marché a monté et je n’ai suivi aucune règle. Trois erreurs se lisent dans les lignes — une action individuelle qui coûte 950,45 €, huit lignes ouvertes alors que je versais des centaines d’euros, et un DCA annoncé jamais tenu. La troisième est la plus chère des trois, et c’est la seule qui ne se voit pas dans les chiffres.

Mon premier investissement locatif : je ne recommencerai pas

Mon studio de Reims, acheté à crédit avec 2 500 € d’apport, encaisse 600 € de loyer. En face : 486 € de mensualités, une trentaine d’euros d’assurances, 35 € de copropriété et 25 € de comptabilité LMNP. Il reste 25 € par mois — puis −11 € une fois la taxe foncière 2026 étalée sur l’année. Ce n’est pas un échec : la moitié de la mensualité rembourse du capital, près de 3 000 € la première année, payés par le loyer. Mais le levier coûte près de 42 000 € d’intérêts sur 25 ans, et devenir rentier avec ce type de studio est quasiment impossible. Je le garde ; je n’en achèterai pas un deuxième.

Peut-on perdre de l’argent en bourse sur 10 ans ? J’ai tout compté

Oui : sur 30 ans de MSCI World, 11 % des périodes de dix ans finissent en perte, et la pire à −34 %. J’ai compté toutes les périodes qui ont existé depuis 1997, mois par mois. Le résultat n’est pas un escalier : 76 % de périodes gagnantes à 3 ans, mais 71,6 % seulement à 5 ans. C’est à 15 ans que plus aucune période ne perd — sur l’indice mondial en dollars, et sur 176 périodes qui se chevauchent presque entièrement ; converti en euros, 3 périodes de 15 ans sur 152 finissent encore en perte. Sur le CAC 40, même 20 ans n’y suffisent pas. Mon PEA de trois ans à +17,68 % ne prouve donc rien : c’est une case dans ce tableau.

Peut-on tout perdre en bourse ? J’ai mesuré le pire

Pas tout, mais presque tout, sur le papier, pendant des années. Mon plus gros ETF, un S&P 500, acheté en août 2000 : −65,88 % au pire, 10 000 € devenus 3 412 €, et 14 ans et 3 mois pour revoir la mise. Le Nasdaq-100, parti en mars 2000 : −81,66 %, 16 ans et 8 mois. Sur cinq séries, la durée ne suit pas la profondeur : les émergents perdent 57 % et reviennent en 7 ans et demi, le CAC 40 perd 60 % et met 18 ans et 8 mois — parce que sa pire baisse, ce sont deux crises.

Vivre ou investir ? La règle des trois poches

Pendant un temps, je plaçais tout mon reste-à-vivre en bourse : optimal sur le papier, intenable en vrai. Ma réponse : trois poches — le quotidien, les projets à quelques années, le très long terme — et un mois type entièrement chiffré.

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